Je pensait vraiment qu'il allait se rendre compte qu'il m'aimait, qu'il tenait a moi et qu'il avait fait une erreur, mais ces agressions ont continuées de plus belles tout les jours. Cette épreuve a durée tout de même presque 5 mois . Tous les jours, on se rendaient sur ce sentier battus, a l'ombre d'un pommier, et la je recevais la punition du jour. Je me sentais trahi, détruite, abandonnée, et détestée. J'ai bien tenté d'arrêter tout ça, de leur dire de trouver autre choses, de changer de punitions, et indirectement, de choisir une punition qui faisait moins mal, et qui peut être allait me permettre d'aller les dénoncer plus facilement. Mais jamais ils n'ont changés leurs façons de voir les choses, leurs façons de me frapper. C'était toujours mon homme qui commençait, il me donnait une claque me jetait a terre. A ce moment là, il se retirait et redescendait la pente qui menait a ce sentier, pour retourner au collège. Il ne voulais jamais accepter, et assister a ce qu'il avait commanditer. Alors qu'il s'en allait, les compères, eux ne se gênaient pas pour se défouler de leurs journées. J'avais le droit aux injures, ils m'expliquaient qu'il me frappaient a cause de leurs mauvaises journées, que certains professeurs les avaient énerves et qu'il fallait que je paye pour ça.. Mais au final, aucune de ses explications n'étaient vraiment celle que j'attendais et celle que j'espérerais. Depuis ce jour, le chiffre 5 est devenu un chiffre porte bonheur... Je n'avais jamais compris pourquoi jusqu'au jour ou j'ai eu le courage d'aller leur demander. Et la ce fut, la deuxième descente aux enfer pour moi... Je ne correspondait pas aux stéréotypes qu'ils espéraient. J'étais grosse! Je ne mesurait pas 1m65 et ne pesait pas 55kilos, je n'étais donc pas normale. A croire que nous sommes des OVNIS si nous ne sommes pas comme « tout le monde ». Mais je préfère être moi même, même si j'ai mis du temps a le comprendre, je veux être comme je souhaite être et pas comme le monde aimerait me voir. Je crois que le plus dur, dans cette histoire a été de savoir que plusieurs personnes étaient au courant de la situation et n'ont jamais rien osé dire. Moi jamais j'aurais osé parler car j'avais bien trop honte d'avouer que j'étais impuissante devant des hommes dépourvu de bon sens. J'ai eu du mal a me relever, du mal a oublier, et je crois que jamais je ne réussirais a oublier ma peine et la haine que j'ai envers ces personnes. J'ai mis du temps a réussir a en parler... Exactement 4 ans jour pour jour après ma première agression. On m'a alors enlevé un poids, on m'as aider a avancer...J'ai appris a parler et a oublier.. Deux personnes ont alors été la pour moi, deux amis, des vrais. Ma meilleure, celle qui a jamais me comprendra, et celle qui a jamais compteras pour moi. Lui, le premier homme a qui j'ai réussi a accorder toute ma confiance depuis cette histoire. Ils ont réussi pour la première fois a sortir de mon visage un vrai sourire, un sourire franc et honnête. Depuis ce jour, ou j'ai réussi a parler j'ai réussi a remonter la pente, a profiter de la vie... Jusqu'à la prochaine histoire qui assassinat une fois de plus ma vie...




