Je me relève peu a peu, j'oublie, j'efface. J'abandonne ces mauvais moments, pour laisser place a de nouveaux.. Je me noie dans mes songes, dans mes envies, dans mes projets, dans mes rêves, et je découvre la réalité...Je m'appelle Virginie, j'ai 18 ans, et je suis amoureuse. Ma vie ressemble a un long fleuve tranquille et ne l'a pourtant jamais été. J'ai toujours été déçu par tout, la vie, la mort, les amis, les amours... Je n'ai jamais fait quelque chose de mal au final pour mériter ça...
Chapitre 1: Premier amour déchu
Tout a commencer en septembre 2004, j'avais alors 13 ans et je suis tombé amoureuse pour la première fois de ma vie. Il s'appelait, je l'appelait, ici on ne va pas l'appeler.. Bien trop de souffrance pour évoquer son prénom.. Je disait donc que je suis tombé amoureuse pour la première fois, il était beau, j'étais insouciante, je ne connaissait rien aux jeux de l'amour... Moi, qui étais assez ronde, avec des lunettes bleues, ne pensait pas avoir un jour un homme qui m'aimerait telle que j'étais. Il ne se souciait pas des gens qui étaient autour de lui, il ne se souciait pas des « on dis », j'étais amoureuse, et lui aussi, du moins c'est ce que je croyais. Je ne me rendais pas compte du regard de désolation qu'il portait a mon égard, jusqu'au jour, ou perdu dans les songes de notre histoire, il m'emmena dans un recoin, un sentier battu. Au recoin d'un arbre, nous attendait 3 de ses amis, ceux que j'appellerais a présent, ses compères. Ils me regardaient avec un air de pitié, un air désabusé, jusqu'à ce que mon homme se mette a me claquer. Insouciante je ne répliqua pas, et ses compères continuaient de plus belles. Il me ruaient de coups de pieds, de coup de poings, qui me faisaient tellement mal que rien, aucun sons, aucuns cris, aucunes larmes ne pouvaient sortir de mon corps. Jamais ils ne me touchaient au visage. Avec du recul, c'était simplement pour ne pas que cela se remarque. Je pensait que cela n'était qu'une vengeance a une dispute passée, jusqu'au lendemain matin ou ils recommencèrent. Je voulais en finir avec ça, mais je ne savais pas comment faire pour.
Je pensait vraiment qu'il allait se rendre compte qu'il m'aimait, qu'il tenait a moi et qu'il avait fait une erreur, mais ces agressions ont continuées de plus belles tout les jours. Cette épreuve a durée tout de même presque 5 mois . Tous les jours, on se rendaient sur ce sentier battus, a l'ombre d'un pommier, et la je recevais la punition du jour. Je me sentais trahi, détruite, abandonnée, et détestée. J'ai bien tenté d'arrêter tout ça, de leur dire de trouver autre choses, de changer de punitions, et indirectement, de choisir une punition qui faisait moins mal, et qui peut être allait me permettre d'aller les dénoncer plus facilement. Mais jamais ils n'ont changés leurs façons de voir les choses, leurs façons de me frapper. C'était toujours mon homme qui commençait, il me donnait une claque me jetait a terre. A ce moment là, il se retirait et redescendait la pente qui menait a ce sentier, pour retourner au collège. Il ne voulais jamais accepter, et assister a ce qu'il avait commanditer. Alors qu'il s'en allait, les compères, eux ne se gênaient pas pour se défouler de leurs journées. J'avais le droit aux injures, ils m'expliquaient qu'il me frappaient a cause de leurs mauvaises journées, que certains professeurs les avaient énerves et qu'il fallait que je paye pour ça.. Mais au final, aucune de ses explications n'étaient vraiment celle que j'attendais et celle que j'espérerais. Depuis ce jour, le chiffre 5 est devenu un chiffre porte bonheur... Je n'avais jamais compris pourquoi jusqu'au jour ou j'ai eu le courage d'aller leur demander. Et la ce fut, la deuxième descente aux enfer pour moi... Je ne correspondait pas aux stéréotypes qu'ils espéraient. J'étais grosse! Je ne mesurait pas 1m65 et ne pesait pas 55kilos, je n'étais donc pas normale. A croire que nous sommes des OVNIS si nous ne sommes pas comme « tout le monde ». Mais je préfère être moi même, même si j'ai mis du temps a le comprendre, je veux être comme je souhaite être et pas comme le monde aimerait me voir. Je crois que le plus dur, dans cette histoire a été de savoir que plusieurs personnes étaient au courant de la situation et n'ont jamais rien osé dire. Moi jamais j'aurais osé parler car j'avais bien trop honte d'avouer que j'étais impuissante devant des hommes dépourvu de bon sens. J'ai eu du mal a me relever, du mal a oublier, et je crois que jamais je ne réussirais a oublier ma peine et la haine que j'ai envers ces personnes. J'ai mis du temps a réussir a en parler... Exactement 4 ans jour pour jour après ma première agression. On m'a alors enlevé un poids, on m'as aider a avancer...J'ai appris a parler et a oublier.. Deux personnes ont alors été la pour moi, deux amis, des vrais. Ma meilleure, celle qui a jamais me comprendra, et celle qui a jamais compteras pour moi. Lui, le premier homme a qui j'ai réussi a accorder toute ma confiance depuis cette histoire. Ils ont réussi pour la première fois a sortir de mon visage un vrai sourire, un sourire franc et honnête. Depuis ce jour, ou j'ai réussi a parler j'ai réussi a remonter la pente, a profiter de la vie... Jusqu'à la prochaine histoire qui assassinat une fois de plus ma vie...